Guide Poétique des Grésilles (Dijon, 2024)

Je suis très heureux de partager ce projet phare de 2024. Voici une invitation à contempler autrement nos espaces urbains car nous entretenons des liens affectifs et sensibles avec les lieux que l’on traverse. L’association dijonnaise De Bas Etages, nous a invité, Marion Chobert et moi, à mener cette année une résidence dans le quartier des Grésilles à Dijon pour y rencontrer des habitantes et habitants dans le but de réaliser un livre. Ensemble, avec la complicité de la graphiste et illustratrice Elsa Moreau, nous avons conçu un guide poétique du quartier, coécrit avec celles et ceux qui y habitent. Ce guide propose une balade dans le quartier. À chaque étape, le livre invite le lecteur-promeneur à contempler, à lire, à écrire…. Certains textes ont été écrits dans les lieux-mêmes auxquels ils se rapportent. Une cinquantaine d’habitantes et d’habitants du quartier des Grésilles à Dijon ont contribué à ce projet. Le guide sera prochainement entre les mains de ses autrices et auteurs, puis diffusé gratuitement auprès des lieux partenaires aux Grésilles.
Un grand merci à Elsa Moreau et Aurélie Cognard à la production chez De Bas Étages, et à ma complice Marion Chobert.
UN PROJET DE L’ASSOCIATION DE BAS ÉTAGES
EN PARTENARIAT AVEC LA COMPAGNIE LA MULTIPLE
DIRECTION ARTISTIQUE ET ÉDITORIALE DE EMANUEL CAMPO ET MARION CHOBERT
CRÉATION GRAPHIQUE ET ILLUSTRATIONS PAR ELSA MOREAU
CARTOGRAPHIE SENSIBLE ET COORDINATION DU PROJET MENÉE PAR AURÉLIE COGNARD, ELSA MOREAU ET MAXIME DELOMPRÉ

LA COMPÉTITION de Marion Chobert et Emanuel Campo / Compagnie Esquimots

Quelles images du spectacle LA COMPÉTITION créé les 14 et 15 octobre 2020 au Théâtre Mansart à Dijon
Texte : Emanuel Campo et Marion Chobert
Avec Clémence Faure et Aurélia Poirier
Mise en scène : Marion Chobert | Création musicale : Vendôme Uhl | Scénograhie, costumes et vidéo : Analyvia Lagarde | Création lumière : Marie Sol Kim | Chorégraphie kung-fu : Quentin d’Hainaut | Régie lumière : Louise Baechler | Régie son et vidéo : Nathan Fleih | Production et diffusion : Aurélie Cognard
Abonnez-vous aux pages Facebook et Instagram de la Compagnie Esquimots pour les annonces des prochaines dates ou rendez-vous sur le site.

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Un atelier d’Aleph Écriture autour de « Maison. Poésies domestiques »

Photo : C. Dubois. Le chat s’appelle Henry.

Aleph Écriture a proposé du 20 au 22 mars 2020, un atelier d’écriture à distance sur le thème de la maison à partir d’un poème de mon recueil Maison. Poésies domestiques, édité à la Boucherie littéraire.

👉 L’appel à textes
👉 Les textes reçus

Un grand merci à Aleph Écriture de faire naître un lotissement à partir d’une seule maison. Merci à la poétesse Sanda Voïca qui m’a fait connaître cette initiative.

Moonwalk sur le Rhône

Le 6 mars 2010, j’écris et compose le morceau Moonwalk sur le Rhône.
De 2011 à 2013, il est au répertoire du duo Blinno & Printemps 2004 que je mène avec l’ami et guitariste et compositeur Rémi Bancillon. Printemps 2004 c’est moi, Blinno c’est lui.
2019, je retrouve dans mon disque dur l’enregistrement d’un de nos concerts. Celui du mercredi 20 mars 2013 au Bistrot de la Scène à Dijon (21). Nous sommes invités par Label Épique qui en profite pour enregistrer le concert.
Le 6 mars 2020, Moonwalk sur le Rhône a 10 ans. L’occasion de le mettre en ligne car jamais nous ne l’avons rejoué depuis 2013 et que nous ne l’avions jamais enregistré en studio.
Bonne écoute.

« Faut ramasser les post-it qui tombent par terre car ils sont écrits avec amour. »

Merci Monsieur Emaz

La semaine dernière, quatre jours avant l’annonce de sa disparition, j’évoquais encore mon unique rencontre avec le poète Antoine Emaz devant des élèves d’une classe de seconde. Lorsqu’on m’interroge sur mon parcours en poésie, je raconte souvent cette anecdote. C’était à Dijon en mai 2011, sur l’escalier de la sortie de secours de la salle ronde du Théâtre Mansart (les Dijonnais sauront), lors du festival Éclosion du Théâtre universitaire. À l’époque, je connaissais uniquement son recueil Caisse Claire que mon amie Caro, alors coordinatrice du festival en question, m’avait prêté. Antoine Emaz était à l’honneur du festival ce soir-là. Rencontre publique, lecture… puis discussions informelles au bar histoire de prolonger le moment (public essentiellement étudiant).  Il resta longuement à discuter avec celles et ceux qui l’approchaient. En ce temps-là, j’avais uniquement publié dans la revue Némésis, revue dijonnaise de poésie que nous étions quelques-uns à animer. Je suis allé le voir. Je crois qu’on a commencé à parler de jazz. Bref, arrive le moment de la question naïve qui taraudait le gars de 28 ans que j’étais, « comment se faire publier ? ». En guise de première réponse, il m’a posé une simple question : quels étaient les poètes et les maisons d’édition actuels que j’aimais lire ? Silence intersidéral de ma part. Je ne connaissais aucune maison d’édition de poésie. Et à l’époque mes rares lectures en matière de poésie, voire poésie du 20e se limitaient à Césaire surtout, Calaferte un peu… ah oui je cite quand même deux vivants (ouf !) Ian Monk et Christophe Stolowicki dont j’avais les livres. Mais bon, c’était peu pour quelqu’un qui souhaitait être publié. Pourquoi s’intéresserait-on à mes écrits si je ne m’intéresse pas à ceux des autres ? C’est avec beaucoup de bienveillance qu’il m’a parlé du parcours habituel qu’il est bon d’emprunter. Il a été le premier à me parler des revues, des salons d’éditeurs… Aller à la rencontre du paysage éditorial, se faire une culture de pratiquant de la poésie actuelle, permet de savoir où se situer, à quelles revues envoyer ses textes, et permet de choisir l’éditeur à qui envoyer son manuscrit… Il m’a parlé de N4728, une revue dont il était membre du comité de lecture. À l’écoute des nouvelles voix, il m’a gentiment proposé de lui envoyer quelques poèmes qu’il pouvait éventuellement transmettre au comité de la revue. Dans son e-mail qui accusait réception de mes textes, il m’écrivit ce retour précieux à propos de mes poèmes, retour que j’essaie tant bien que mal d’appliquer encore aujourd’hui : « […] il y a sans doute encore trop d’images pour moi. Sans doute est-ce une question d’âge, aussi. Plus je vieillis, plus je vais au simple, au pauvre ». Puis il conclut « il faut vous faire lire par des gens très différents ; les revues servent à ça ». Quelques mois plus tard, mon nom parut au sommaire de N4728, première revue (sans compter Némésis de laquelle j’étais membre) à publier mes poèmes.

Dans les semaines suivant ma rencontre avec Antoine Emaz, j’applique les conseils qu’il a été le premier à me filer : je m’abonne à tout ce qui bouge. Je lis les revues qui plus tard me publieront, Ce qui reste, 17 secondes, Microbe… en lis d’autres qui ne me publieront pas, et c’est cool. Je monte à Paris aux différents salons et marchés de poésie pour y acheter des recueils. D’ailleurs, je vous y croise Antoine Emaz mais je n’ose pas vous aborder. Je me ruine aussi. Beaucoup. Oui, la poésie, c’est un investissement. Je découvre des trucs qui me plaisent, d’autres non. Des initiatives soignées, d’autres complètements dégueu. Mais la qualité n’appartient pas exclusivement aux premières. Ma bibliothèque devient plus dense avec les éditions Tarabuste, La Dragonne, Le Pédalo ivre… Je surfe sur Internet et découvre plein de blogs. Je me rends aux événements de poésie de ma ville et rencontre des poètes avec qui je discute. Dingue. Tout ça jusqu’aux rencontres décisives avec les rares personnes qui m’ont amené là où j’en suis aujourd’hui en matière de poésie. Alors, pour ces précieux conseils, qui pour certains sembleront aller de soi, merci Monsieur Emaz.

Antoine Emaz (1955 – 2019)

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E.C. dimanche 10 mars 2019.

La goutte de sueur – Blinno & Printemps 2004

Blinno & Printemps 2004, duo entre le guitariste Rémi Bancillon (alias Blinno) et moi à la voix (alias Printemps 2004).

Une quinzaine de concerts en France entre 2012 et 2013 : Ô Totem à Rillieux-la-Pape (69), Le Bistrot de la Scène à Dijon (21), Médiathèque José Cabanis à Toulouse (31) dans le cadre d’une exposition de l’artiste Miss Tic

Ici, la goutte de sueur, texte écrit en 2008. Dix ans.